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14 mai 2008

"di Tornaforte"

Monsieur Filippo Bruno ('porte-parole' du soi-disant roi d'Italie depuis 1946, à savoir Victor-Emmanuel, et de son fils Emmanuel-Philibert) se plaint, à tort, des termes utilisés par ce site à son encontre, et de l'absence de reconnaissance de ses titres et attributs nobiliaires, non-reconnaissance, cependant, confirmée malgré l'envoi de quelques pages photocopiées du Livre d'or édité par le Collège héraldique, qui, rédigé suivant les indications fournies par l'intéressé, ne constitue pas, en soi, une preuve de noblesse.

6 octobre 2007

Une fois de plus, les arguments de Genève sont réchauffés et bien faiblards

L'interview du professeur Gherro donnée en 2006, quand il ignorait encore l'existence des documents fondamentaux aujourd'hui connus, et présentée à nouveau comme récente et encore valable par Genève, ne démontre absolument rien. D'autant plus que son raisonnement initial, à savoir que le Statut albertin a bouleversé les règles de succession dynastique de la Maison de Savoie, est aujourd'hui largement réfuté. Comme l'est, par ailleurs, la thèse selon laquelle la légitimité de la couronne de Victor-Emmanuel, comme héritier, est assurée par la République, qui, en réalité s'est uniquement contentée d'interdire, à travers une disposition transitoire écrite contre les Savoie, le retour en Italie des "descendants" (et non des "successeurs") des deux derniers rois d'Italie.
La chose la plus singulière dans tout cela est que l'interviewé, comme l'intervieweur, ne se rendent pas compte que la Famille royale de Savoie, en tant qu'institution politique, existe toujours et est régie par une organisation juridique propre. De quoi parle-t-on sinon?
À ce titre est toujours en vigueur, comme elle l'est dans toutes les dynasties régnantes ou ayant régné, la règle selon laquelle les membres de la Maison ne peuvent se marier sans avoir auparavant obtenu l'accord du Chef de Famille. Ceux qui passent outre s'excluent de la Famille. Si, à cette première violation, s'ajoute la condition inférieure de la personne épousée, et c'est le cas de madame Marina Ricolfi Doria, l'exclusion dynastique est automatique et immédiate.
Il est absolument fantaisiste de parler de pardon de la part du roi; il n'est pas question en effet de pardonner, mais, tout au plus de concéder la réintégration du prince déchu dans la Famille royale. Pour ce faire, il n'existe qu'une seule procédure: demander, sans pouvoir cependant l'ordonner, à tous les princes qui, après cette déchéance, ont obtenu de nouveaux droits dans l'ordre de succession, de renoncer de par leur propre volonté et spontanément au rang légitiment acquis. Rien de tout cela ne fut fait.
Tout ce qui est résumé maintenant est amplement développé ailleurs. Il est honnêtement absolument impossible de confondre les idées ou de noyer le poisson en mélangeant selon son bon plaisir ou son intérêt des règles qui appartiennent à des univers juridiques différents.

4 octobre 2007

Lettres des exécuteurs testamentaires du Roi Humbert II, en date du 9/5/07 et 22/5/07, aux Princesses Royales Marie Gabrielle et Marie Béatrice de Savoie

5 julliet 2007

Sans commentaire. Novella 2000 #27 - p.11.

7 avril 2007

Au sujet de l'article de Franco Malnati sur 'Tricolore' 1718 du 5 avril 2007.

L'avocat Franco Malnati critique Aldo Mola (auteur du livre Declino e crollo della monarchia in Italia, Rome, Mondadori, 2006) en se plaçant, cependant, sous un angle erroné. La recherche effectuée par A. Mola est avant tout scientifique et s'appuie sur de solides données ; le travail de F. Malnati, en revanche, se base sur une hypothèse, certes crédible, mais qui demeure une hypothèse. Le mérite d'A. Mola réside dans le fait qu'il invalide le référendum pour cause de manquement au quorum institué par la loi. Au vu des fréquents recours, dans l'histoire de la République, à l'institution du référendum (grâce au Parti Radical), cet argument semble facile à comprendre.
La thèse du trucage électoral, repêchée par Malnati, conserve, quoiqu'il en soit, toute sa validité. Mais si trucage probablement il y eut, il reste à établir (et à prouver) son ampleur et son étendue.
Quoiqu'il en soit, la pratique a légitimé la République. Ce qui surprend, cependant, c'est le triple saut de la mort réalisé par Malnati - en oubliant ou en manipulant les lettres du roi Humbert II - sur la question « Amédée », que, il y a quelque temps, il a suspecté de fantastique collusion avec la République, en s'obstinant à le considérer d'une branche secondaire sans importance.
Quelque chose l'obnubile, et ce quelque chose est son emportement irrésistible envers Victor-Emmanuel, qui doit exercer, à son encontre, une attraction particulière, bien que, selon les lois concernant la succession dynastique de la Maison de Savoie, il ne fasse plus partie de la Maison royale.

6 aprile 2007

Démenti officiel de la Maison Royale du Portugal (file pdf en anglais)

2 avril 2007

Un démenti ferme

Conscients de la grande fragilité de leurs prétentions, Victor-Emmanuel de Savoie et fils recherchent une légitimité hors d'Italie, en essayant d'impliquer les représentants d'autres dynasties. Cette fois, c'est au tour de la Maison de Portugal et de ses Ordres dynastiques.
Si ce n'est que la nouvelle d'une "collaboration" des Ordres, pour l'heure administrés par les "Savoie" mentionnés plus haut, avec l'Ordre de S. Miguel da Ala, annoncée avec emphase par Victor-Emmanuel, à Genève, le 17 février, dans son discours aux membres des Ordres dynastiques de Savoie, et publiée par Tricolore, a reçu un démenti ferme et définitif de Lisbonne, anéantissant ainsi, une fois de plus, une énième tentative de désinformation envers les Italiens en général et les monarchistes en particulier.

17 mars 2007

Commémoration du Statut albertin

Le Statut promulgué le 4 mars 1848 par le roi Charles-Albert de Savoie comme «Loi fondamentale, perpétuelle et irrévocable de la monarchie» est devenu avec l'avènement comme roi d'Italie de Victor-Emmanuel II de Savoie et par la loi n. 4671 du 17 mars 1861, «Statut fondamental du royaume d'Italie».
Dans le cadre de la commémoration de sa publication et de son extension à toute la Nation unifiée, on désire rappeler qu'avec celui-ci, le roi renonçait, de façon irrévocable, au principe de la monarchie absolue pour se placer sur la voie de la monarchie constitutionnelle de type parlementaire, avec un roi qui se donne au service de l'état.
La Maison de Savoie est orgueilleuse de pouvoir revendiquer, depuis plus d'un siècle et demi l'adhésion constante et ininterrompue à ces principes qui, réaffirmés en partie mais non expressément, par la Constitution de 1948, constituent le patrimoine du peuple italien depuis déjà le 4 mars 1848, et continuent de guider la Patrie.
Dans la section «Studi» de ce site, on trouvera, à ce sujet, une étude intitulée La Reale Casa di Savoia davanti allo Statuto e alla Costituzione [La Maison royale de Savoie face aux Statut et à la Constitution].

13 mars 2007
Libero: l'affaire Amédée de Savoie classée 'sans suite'.

Le juge pour les audiences préliminaires de Milan a classé sans suite la plainte pour mauvais traitement présentée contre Amédée d'Aoste. Selon le juge, Amédée de Savoie «a pleinement exercé sa responsabilité de père» et l'accusation portée par Kyara Van Ellinkhuizen, mère de Ginevra, «est dépourvue de tout fondement juridique».

27 février 2007
Mais ce n'est pas une «réponse sérieuse»

Précisions sur la prétendue «réponse sérieuse à l'avocat Mazzocca» de Franco Malnati, dans le numéro 1614 de Tricolore, en date du 21/2/2007 et note de Gian Nicola Amoretti sur le site de l'U.M.I., le 25/02/2007.

Sur le site de l'U.M.I., justement, Gian Nicola Amoretti invite Malnati à être «un peu moins avocat et un peu plus juriste». Ce dernier sait bien, en effet, que personne ne remet en cause l'authenticité du document rédigé à la mort du roi par sa veuve, avec ses trois filles, et signé également par les exécuteurs testamentaires. Le fait est qu'il s'agit d'un document inutile, puisqu'il cherche, par un accord entre héritiers, à dissimuler la volonté du roi Humbert II (comme Chef de la Maison) de bannir son fils de la succession dynastique en cas de mariage avec Marina Ricolfi Doria, ce qui advint. Le fait important et dont il faut tenir compte, en revanche, est que le roi, comme il l'avait déjà annoncé, a changé ses dispositions testamentaires, annulant la quote-part destinée à son fils au titre d'héritier. Ce qui revient à dire : deux plus deux font quatre (n'étant plus l'héritier à la couronne, on lui retire la quote-part dévolue à ce titre).
La princesse Marie-Gabrielle, après mûre réflexion, s'est rendue compte qu'avait été fait quelque chose qui n'était pas dans le pouvoir des signataires. Il ne s'agit pas d'une prise de conscience mue par l'opportunité mais d'un acte d'honnêteté intellectuelle qui devrait servir d'exemple.
Par ailleurs, Malnati (comme quiconque), ne pouvant nier l'existence des lettres du roi Humbert II et de leurs contenus, se rattache à l'objection, fragile, que la décision du roi n'aurait pas été suivie d'une annonce de destitution de son fils, suivant une règle indiquée par lui. L'argument n'est pas solide ; la violation de la norme, réalisée par Victor-Emmanuel, est prévue à l'article 2 des Lettres patentes, appliquées par le roi Humbert, dans lesquelles il est prévu que la sanction prend effet «automatiquement», c'est-à-dire sans que soit nécessaire le recours à une quelconque procédure.
À ce propos, il convient de rappeler que la succession dynastique est automatique et ne permet pas, y compris au roi, de choisir ou de changer d'avis, comme on imagine qu'il aurait pu le faire «dans les années soixante-dix» et comme, en réalité, il ne fit pas comme le prouve le fait qu'il ait conservé les lettres en question et qu'il ait rédigé son testament comme il l'a fait.
Par ailleurs, le discours sur «le relai» dans l'exil de Victor-Emmanuel et d'Amédée est tout aussi privé de fondement juridique. Le texte, inique, et sur ce point nous sommes d'accord, de la disposition constitutionnelle parle des descendants masculins des ex-rois et non des héritiers: Amédée, bien qu'héritier de la couronne, n'est pas un descendant des ex-rois C'est un fait. L'exil, selon le texte de la loi, ne le concernait pas; en conséquence, il n'aurait pas été possible de le «relayer». Sans ajouter, qui plus est, qu'Amédée, enfant, a vécu deux années dans un camp de concentration allemand, ce qui, à bien des égards, est bien moins commode qu'un long et aisé exil.
La «réponse sérieuse» s'aventure ensuite dans des hypothèses fantastiques comme celle qui voit «un parallèle inquiétant entre les manœuvres des Aoste et celles de l'état républicain». Elle se plaint du fait que ce dernier ait choisi la «monstrueuse procédure de l'article 138» de la Constitution pour déclarer «caduques les effets» de la XIIIe disposition transitoire sur l'exil, en oubliant, ou en ignorant, que, sur initiative d'Amédée de Savoie, un accord avait été trouvé pour une rencontre au sommet, en présence d'un public choisi, dans les palais du Sénat pour résoudre simplement la question par un «dont acte». Ce choix fut contesté inopportunément, via télégramme, par Victor-Emmanuel et l'initiative fut donc abandonnée. Où se trouvait à ce moment l'avocat?
Dans une réponse qui se veut «sérieuse», on est en droit d'attendre autre chose que les habituelles tentatives pour éluder les faits essentiels: en passant outre la prescription paternelle, Victor-Emmanuel s'est de lui-même placé hors de la Maison de Savoie et personne ne peut le réinsérer en contournant les lois sur la succession dynastique.

17 février 2007
Victor-Emmanuel de Savoie, après avoir intenté une action en justice pour raisons économiques (et l'avoir perdue), contre sa propre mère, la reine Marie-José, comme également à ses trois soeurs (y renonçant finalement après 6 années de procédure) et à toute une série de royalistes, persiste en assignant (le 16 novembre 2006) les princes Amédée de Savoie et Aimon de Savoie. Sa requête vise à interdire aux deux princes de la Maison de Savoie le port du nom patronymique de “Savoie” et des armoiries de la Famille. On souhaite ainsi les contraindre à l'usage exclusif comme nom de famille de celui d'Aoste afin de ne pas usurper l'image publique de Victor-Emmanuel et de son fils (mais quelle personne sensée le voudrait?), leur statut social (mais lequel, celui de mis en examen?), et les armes de la Famille, anciennement sceau de l'état, considérées par eux comme une marque commerciale.
Toute cette procédure semble cependant avoir pour objectif final de se faire reconnaître héritiers de la Maison royale par un juge de la République (!), les lettres du roi Humbert II et les lois de la Famille royale ne signifiant rien à leurs yeux. Le prince Amédée est fier de porter le titre glorieux de ses ancêtres les ducs d'Aoste, qui, par leur sang et leur droiture morale, le rendirent digne de respect dans le monde entier. Cependant, son nom de famille et ses armes sont celles de Savoie, comme pour tous les descendants du roi Victor-Emmanuel II, le Père de la Patrie.

12 février 2007
Dans l'article de Marco Dolcetta publié sur L'Unità du 12/02/2007, sous le titre «L'ultima di Gelli: il Vaticano diventi Stato off-shore» («La dernière de Gelli: Que le Vatican devienne un État off-shore»), on découvre que Licio Gelli, le «Grand Maître de la loge maçonnique P2» évoquant l'«épineuse question de l'héritage et de la succession» dans la Maison de Savoie, était tout à fait au courant de la «lettre de Humbert à son fils qui retirait toutes prérogatives à Victor, marié avec Marina, une roturière». Il s'agit de la lettre que le roi Humbert II conserva, après l'avoir écrite et notifiée à son fils, comme preuve du changement dynastique opéré en faveur d'Amédée d'Aoste, et publiée sur ce site.